Document sans titre
Ce dossier a été
réalisé, à partir de travaux divers, par le secrétariat
général du Conseil d’orientation pour l’emploi et
le secrétariat général du Conseil d’orientation des
retraites. Il présente un certain nombre d'informations nécessaires
à la compréhension des enjeux du vieillissement démographique
et du maintien dans l'emploi des seniors, sans toutefois prétendre à
l'exhaustivité.
Nous tenons à
remercier les personnes qui nous ont aidés à le réaliser,
en particulier l'IRDES (Claire Barangé et Thierry Debrand) et le CREAPT
(Serge Volkoff).
Comme le rappelle le Conseil
d’orientation des retraites dans son cinquième rapport qu’il
vient de rendre public (« Retraites : 20 fiches d’actualisation
pour le rendez-vous de 2008 », 21 novembre 2007), « la faiblesse
relative des taux d’emploi, en particulier ceux des seniors, handicape
le système de retraite français pour au moins trois raisons :
- un niveau insuffisant
d’emploi prive les régimes de retraite de cotisations supplémentaires
;
- un chômage élevé rend plus difficile d’envisager,
comme il l’avait été en 2003, la possibilité de
hausses de cotisations à l’assurance vieillesse en contrepartie
de baisses de cotisations à l’assurance chômage ;
- enfin, l’existence de fréquentes situations d’inactivité
avant même la retraite (préretraites, chômage avec dispenses
de recherche d’emploi…) ne facilite pas l’allongement de
la durée d’activité sur lequel repose la réforme
de 2003, pèse sur sa crédibilité et peut avoir un effet
minorant sur le montant des pensions. »
Dès son premier
rapport, en décembre 2001, le Conseil d’orientation des retraites
a considéré que le relèvement des taux d’emploi des
seniors devait constituer un axe essentiel d’une politique des retraites
et a ainsi contribué à l’émergence de cette question
dans le débat public.
La loi du 21 août
2003 portant réforme des retraites a tenu compte de cette orientation
dans plusieurs de ses dispositions. Elle a été suivie de la négociation
de l’accord national interprofessionnel du 13 octobre 2005 dont le Plan
national d’action pour l’emploi des seniors (2006-2010) a intégré
les dispositions.
Avec un taux d’emploi
de 37,8 % pour les 55-64 ans en 2005, la France se situe très en dessous
de la moyenne européenne – 42,5 % – et loin de la cible de
50 % en 2010 fixée au niveau communautaire.
Certains pays affichent
en revanche un taux d’emploi des seniors d’ores et déjà
bien supérieur à l’objectif européen pour 2010 et
d’autres ont réussi à augmenter de manière très
significative au cours des dernières années la proportion de leurs
seniors en emploi.
Dès lors, l’analyse
précise des raisons qui ont pu contribuer à ces bonnes performances,
qu’elles relèvent de la politique macroéconomique, de la
politique de l’emploi en général, d’une politique
de l’emploi ciblée sur les seniors ou encore de la politique des
retraites, peut être riche d’enseignements pour la France. Il est
également utile de repérer les limites éventuelles de ces
politiques.
Le colloque vise à
éclairer le sujet à travers l’exemple de pays, en Europe
et ailleurs, dans lesquels la part des seniors en emploi est élevée
ou en forte progression. Il est l’occasion de présenter les principales
conclusions d’un rapport que l’Observatoire français des
conjonctures économiques (OFCE) vient de réaliser pour le Conseil
d’orientation des retraites sur le sujet : « Étude comparative
sur les pays européens ayant un taux d’emploi des seniors élevé
».
Le dossier comprend quatre
parties. La première fait le point sur l’évolution de la
démographie et de la population active en Europe. La seconde présente
les stratégies pour l’emploi, en particulier pour l’emploi
des seniors. La troisime décrit l’évolution des taux d’emploi
des seniors et des sorties d’activité. Enfin, la quatrième
traite « l’employabilité » des seniors qui renvoie,
en particulier, aux questions de formation, de conditions de travail et de santé.
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